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Aurier sort du silence et revient sur son Périscope !

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Dans une longue interview accordée à Clique, Serge Aurier revient, entre autres, sur l'affaire du Périscope, qui lui avait valu une mise à l'écart au PSG. Il se confie notamment sur ses relations avec Laurent Blanc et les liens forts qui l'unissent à son président, Nasser al-Khelaïfi...

Un fauteuil posé au beau milieu de son jardin, c'est dans ce cadre détendu que Serge Aurier a décidé de se confier sur ses cinq derniers mois tumultueux. Très discret - pour ne pas dire muet - dans les médias depuis la fameuse affaire du Périscope, le latéral droit du PSG a accueilli chez lui les équipes de Clique, la webTV de Canal Plus, pour leur accorder une interview sans concession. L'ivoirien n'élude aucun sujet et explique enfin son intervention du mois de février dernier, dans une vidéo où il avait insulté plusieurs de ses coéquipiers, mais aussi son entraîneur, Laurent Blanc, qualifié de "fiotte".

"C'était dans la rigolade", se justifie Aurier. "Une fiotte, c'est quelqu'un qui a peur. Je n'ai pas insulté les mamans ou les papas des gens. C'est un mot mal placé, mais qui n'a pas de grande importance. Ce n'est pas de l'homophobie. Est-ce que je suis une fiotte ? Non, moi je n'ai peur de personne. Certains ont fait toute une affaire autour de ça. Ça a pris des mois et des mois, les gens en ont trop fait. Et là, je me suis dit : « peut-être que je suis quelqu’un ». Car en sortant ce mot-là, Je méritais d’être en prison, je méritais d’être viré du PSG. Quand j’ai pris du recul, j’ai dit « ok d’accord ». C’était quelque chose de grave, qui a choqué beaucoup de personne. Je ne suis pas fier de ça..."

"Si ça ne dépendait que de moi, je serais déjà parti"

Au lendemain de l'affaire, Aurier avait présenté ses excuses aux personnes visées par ses propos, dans une vidéo réalisée et relayée par le Paris St-Germain. Un mea-culpa effectué, selon ses dires, pour son président, Nasser al-Khelaïfi. "Je me suis excusé parce que le moment voulait que je m’excuse. Et je l’ai fait pour mon président, parce que je sais très bien qu’il me considère comme son fils. Si j’ai envie de rester au PSG, c’est pour lui car si ça ne dépendait que de moi, je serais déjà parti", lâche-t-il.

Mais si Aurier a semble-t-il beaucoup échangé avec al-Khelaïfi suite à cette affaire, quid de Laurent Blanc, première cible de son lynchage audiovisuel ? "J’ai eu une discussion avec lui et je pense que sur cette histoire, il a été vraiment tranquille. Il a pris du recul et quand j’ai discuté avec lui il m’a dit ce qu'il pensait et j’ai fait pareil. Juste après l’histoire, je lui ai envoyé un message et je l’ai appelé plusieurs fois, mais il n'a pas répondu. Mais c'est normal, j'ai compris. On en a parlé un peu plus tard et voilà. Je me suis excusé, parce que je comprends : il a une famille et des enfants et ça peut être difficile de voir ça..."

L'ancien Toulousain insiste : il n'avait pas l'intention de blesser par ses propos et aurait tout simplement préféré qu'ils restent dans le cercle privé. "On ne connaissait pas l'application, on venait de la télécharger", confie-t-il, comme pour se dédouaner. Depuis cette affaire, Périscope est en tout cas devenu un réseau social reconnu et le nombre de ses utilisateurs continue de croître. "Ils se sont fait du blé sur mon dos", lance-t-il dans un sourire. "Donc j'ai le droit d'aller récupérer ce qui m'appartiens !" Qu'importe l'ampleur prise par cette affaire et les critiques, parfois violentes, qu'il a dû subir, Serge Aurier n'en a pas perdu son sens de l'humour...