PSG

Véronique Rabiot se lâche sur le traitement infligé à son fils

Commentaire(s)
La situation de Rabiot de s'améliore pas
La situation de Rabiot de s'améliore pas

Mis à l'écart du groupe professionnel pendant quelques semaines, réintégré puis à nouveau écarté. C'est un peu le récit du quotidien d'Adrien Rabiot au Paris Saint-Germain depuis son refus de prolonger il y a quelques mois. Officiellement mis à pied, le milieu de terrain de 23 ans vit très mal cette situation selon les dires de sa mère et représentante Véronique Rabiot.

Décidément la situation d'Adrien Rabiot ne va pas en s'arrangeant au PSG. Après de nombreuses tensions, le club a officiellement mis à pied le joueur, suite notamment à sa sortie en boite de nuit le soir même de l'élimination des Parisiens en Ligue des Champions face à Manchester United. Désormais, le natif du Val-de-Marne n'a même plus accès aux installations du Camp des Loges et doit s'entretenir seul. Une situation qui ne plait guère à sa mère. "Adrien s'entraîne, mais je ne veux pas vous dire où, avec qui et comment. Mais bien sûr qu'il s'entretient. Il est obligé. Un footballeur de haut niveau comme lui, qui n'est pas blessé, ne peut pas rester treize jours sans s'entretenir", déclare t-elle dans les colonnes de L'Equipe. "Et comme l'accès au Camp des Loges lui est totalement interdit, il a bien fallu s'organiser." Adrien Rabiot n'est plus le bienvenu au sein des installations du club et pour Véronique Rabiot le responsable est tout trouvé en la personne d'Antero Henrique, le directeur sportif du club parisien.

"Henrique est arrivé en juin 2017. Il a déjà dit qu'il voulait recruter un numéro 6. Il ne l'a jamais fait. Quand il débarque, jeudi dernier, dans le vestiaire du Camp des Loges en disant à Adrien qu'il manque de respect à l'équipe... Moi, j'ai une autre vision", reprend la mère du joueur. "C'est lui qui a manqué de respect à l'équipe. Il n'a pas fait ce qu'il avait dit et le recrutement nécessaire. Il n'a pas fait ce qu'il avait dit non plus pour qu'Adrien puisse jouer à son poste." Le contact est donc rompu depuis longtemps entre le clan Rabiot et le directeur sportif parisien, ce qui explique peut être l'aggravation de la situation du milieu de terrain.

Veronique Rabiot tire la sonnette d'alarme

Dans la suite de l'entretien, la représentante du joueur revient aussi sur le manque de considération et de soutien que son fils a reçu durant ce qu'elle présente comme une prise en otage. "Il n'y a que l'UNFP qui nous soutient. Ils sont là depuis le début pour faire respecter le droit. Après, tout ça ne dérange personne, y compris en haut lieu...," regrette-t-elle. "Je suis surprise que les ministres des Sports et du Travail ne s'indignent pas. Beaucoup de personnes sont au courant de cette situation, mais aucune ne se lève. Il y a une cascade de sanctions pour Adrien, mais personne ne bouge. Ils lui enlèvent en plus des primes, une partie de son salaire, mais personne ne dit rien."

Le clan Rabiot n'en peut plus. Pour ses représentants le seul objectif du club est désormais de salir et de nuire à la carrière du jeune milieu de terrain et se sert de son cas pour ne pas affronter certaines difficultés au sein du club : "On balance un rideau de fumée avec Adrien. On lui tape dessus pour ne pas affronter les vrais problèmes. Je pense que le PSG, au lieu de s'occuper du fait qu'Adrien est allé en boîte de nuit le 6 mars au soir, devrait mieux se préoccuper de ses véritables problèmes", déplore Madame Rabiot. "Mais c'est plus facile de parler de nous, de faire l'actualité autour d'Adrien, que de voir les choses en face, de trouver des solutions pour que ce club soit performant et efficace sur le terrain". La situation entre le PSG et la famille Rabiot a désormais surement atteint son niveau le plus critique et les prochaines semaines pourrait amener à un licenciement pour faute grave d'Adrien Rabiot. Reste à savoir où le Francilien réussira à rebondir et saura-t-il donner un autre visage à carrière. En Hexagone, entre sa fin au PSG et ses déboires avec l'Equipe de France, le jeune Rabiot n'aura en tout cas pas réussi à se forger le profil du gendre idéal.