Emery attaqué de toutes parts !


Unai Emery doit faire face à une gronde généralisée au PSG...
Unai Emery doit faire face à une gronde généralisée au PSG...

Fragilisé par le revers concédé à Madrid mercredi, Unai Emery s'est mis beaucoup de monde à dos au Paris St-Germain...

C'est peu dire qu'Unai Emery est la cible des critiques depuis mercredi soir et la défaite (3-1) du PSG sur la pelouse du Real Madrid. À croire que son équipe s'est faite dominer par les Merengue ou qu'il était lui-même sur la pelouse durant les dix dernières minutes, il est vrai favorables aux espagnols. Le technicien basque ne peut être l'unique responsable de ce mauvais résultat concédé à Santiago Bernabeu, mais c'est pourtant ainsi qu'on le décrit, dans la presse, dans son vestiaire et chez les hautes sphères du club parisien. Les premières attaques sur son coaching ont d'abord filtré sur les réseaux sociaux. Les femmes de Thiago Silva et Angel Di Maria ont cru bon de jouer les portes-paroles en publiant, sur Instagram, des messages visant directement Emery, coupables selon elles d'avoir sorti le défenseur brésilien de son onze de départ - au profit de Kimpembe - et refusé de faire entrer, même pour quelques minutes, le gaucher argentin.

Des réactions au moins aussi maladroites que les choix du technicien basque, qui n'avait pas besoin de ça pour se rendre compte qu'il a heurté la sensibilité des deux sud-américains. D'après L'Equipe, Silva et Di Maria ont traîné leur spleen plusieurs heures après la rencontre et rien ne dit qu'ils passeront l'éponge sur cet "affront" de leur entraîneur. "S'ils veulent polluer le travail du staff au quotidien, ils savent faire...", suppose un intime du club. Cette fracture entre Emery et son vestiaire, également palpable en observant les attitudes de Cavani, sorti au bout d'une heure, et Diarra, qui s'attendait à débuter en sentinelle selon Le Parisien, pourrait encore s'accroître durant les trois semaines qui nous séparent du match retour, le 6 mars au Parc des Princes. Dans ces conditions, difficile d'envisager une remontada parisienne, malgré les 33% de chances du PSG de se qualifier après une défaite 3-1 à l'extérieur...

Un exploit au retour ne le sauverait pas forcément

En cas d'échec, le crédit d'Emery sera définitivement épuisé, non seulement auprès de ses joueurs, mais aussi aux yeux de ses dirigeants. En fin de contrat en juin s'il n'accède pas au dernier carré de la C1 - une clause prévue dans son contrat déclencherait une prolongation automatique en cas de qualification pour les 1/2 finales - , il aurait perdu la confiance de l'état-major parisien, qui lui reproche également certains de ses choix tactiques, mais aussi son manque de poigne sur les grands rendez-vous européens, notamment à l'extérieur - Paris a perdu 5 de ses 7 derniers déplacements en phase à élimination directe en Champions League. En interne, il se murmure que même un exploit au retour ne lui assurerait pas de regagner la confiance de ses employeurs. En plus d'être dos au mur, Unai Emery est maintenant isolé...