Affaire Nasser : quelles conséquences pour le club ?

Nasser al-Khelaïfi est visé par une enquête en Suisse.
Nasser al-Khelaïfi est visé par une enquête en Suisse.

L'enquête de la Justice suisse impliquant Nasser al-Khelaïfi, pour son activité à la tête de BeIN Media Groupe, pourrait avoir des conséquences sur une autre société dirigée par le qatari : le PSG.

C’est l’un des inconvénients qu’un homme aussi puissant que l’est Nasser al-Khelaïfi doit assumer. Lorsqu’il est attaqué sur l’une des affaires qu’il dirige, toutes les autres sont impactées. Penser que le Paris St-Germain ne sera pas touché par l’enquête de la Justice suisse visant son président serait donc utopiste. Car si c’est sous sa casquette de patron de BeIN Media Groupe que NAK va devoir répondre aux « soupçons de corruption privée, d’escroquerie, de gestion déloyale, ainsi que de faux dans les titres » qui pèsent sur lui, le club qu’il préside pourrait subir les conséquences de ces démêlés judiciaires.

Si ces faits sont avérés, la situation de Nasser al-Khelaïfi sera difficilement tenable et en dépit des liens d’amitiés extrêmement forts qu’il entretient avec l’émir du Qatar Tamim al-Thani, propriétaire du club parisien, il aura du mal à conserver son trône de président. Nos confrères du Parisien précisent en effet que rien que pour la corruption privée, la loi suisse prévoit une peine privative de liberté de trois ans au plus. On en est encore loin, mais la menace doit être prise au sérieux.

Des sponsors refroidis ?

Finalement, même s’il parvient à prouver son innocence, clamée par Jérôme Valcke, également impliqué, al-Khelaïfi verra tout de même son club fragilisé par une affaire qui, à défaut d’être légitime, agira comme une mauvaise publicité à l’encontre du PSG. Déjà visés, faut-il le rappeler, par une enquête de l’UEFA sur la conformité de leur dernier mercato avec les exigences du fair-play financier, les vice-champions de France auraient alors encore plus de mal à négocier les renouvellements de leurs contrats avec leurs partenaires.

En effet, comment Nike (équipementier) et Emirates (sponsor maillot), qui versent déjà près de 25 M€ par an au Paris SG, pourraient être convaincus de revoir leurs investissements à la hausse dans un club aussi controversé, quand bien même les recrutements de Neymar et Mbappé ont renforcé la notoriété du club à l'échelle mondiale ?

De la même manière, les dirigeants des autres clubs européens, dont la plupart ont déjà mené une fronde anti-PSG suite au mercato de folie réalisé aux abords de la Porte d’Auteuil, auront encore moins de raisons de venir parler transferts avec un dirigeant sur qui pèsent d’aussi lourds soupçons. Oui, le Paris Saint-Germain peut se soucier de la période de troubles traversée par son président...


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