Le dernier quart d'heure, la grosse faiblesse du PSG


Paris craque trop souvent à la fin...
Paris craque trop souvent à la fin...

Du côté du Paris Saint-Germain, le mot "quart" n'est pas le bien aimé. En effet, outre la difficulté pour le club de la capitale de passer les quarts de finale de la Ligue des Champions, le dernier quart d'heure des rencontres est visiblement bien difficile à gérer. On peut penser à la Remontada évidemment, mais pas que...

Les visages fermés et dépités, la tête baissée... Les Parisiens ont quitté Anfield mardi avec un goût de déjà-vu. Comme face au Real Madrid en février dernier, Barcelone en mars 2017, Demba Ba et Chelsea en 2015, le Paris Saint-Germain a craqué dans les dernières minutes d'un match couperet de Ligue des Champions. Cette fois, c'est une sortie de balle manquée par Kylian Mbappé qui est à l'origine du coup de génie de Roberto Firmino, venu gâché l'improbable match nul glané par le PSG à Anfield.

Cette fois, ne serait-ce qu'une simple erreur de jeunesse ? Pas vraiment, si l'on en croit l'analyse de nos confrères de Les Cahiers du Foot. En effet, selon leur étude, Paris a concédé 20 buts dans le dernier quart d’heure (la prolongation face à Chelsea a été prise en compte) depuis son retour en LDC en 2012. Soit 32% des 63 buts encaissés en 56 matches ! Un pourcentage bien supérieur aux autres cadors européens comme le Bayern 30%, Barcelone 24%, Juventus 20% ou encore le Real 18%. Paris craque aussi régulièrement entre la 30e et la 45e avec 25% des buts encaissés.

Mais lors des matchs couperets, cette tendance à encaisser des buts dans cet ultime quart d'heure est encore plus "importante". Sauf face au Dynamo Kiev en 2012 et Bâle en 2015, tous ces buts sont encaissés lors de matchs importants (éliminatoire ou affiches de groupe). Plus précisément, Paris a alors -selon le barème de Cahiers du Foot- encaissé 52 buts en 33 matchs importants, dont 18 après la 75e minute, soit 35%. Si Paris arrive aussi à forcer le verrou en fin de match (environ un quart des buts marqués entre la 75e et la 90e), l'écart es trop important pour compenser ces erreurs défensives. Au sortir du match contre Liverpool, certains joueurs ont demandé plus d'intelligence dans les moments chauds pour conserver un score. Il serait alors temps de corriger ce gros défaut...